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°ºOº° C ' E S T__Q U O I,__L A__P C D A__? ? °ºOº°

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____La PCDA, c'est Un Agence Fédérale, Chargée de Contrôler les

Débarquements Aliens et d'essayer de Créer des Liens avec des Populations

ET. Inutile de Préciser que jusqu'à Maintenant, jamais aucun Alien de la

Sorte ne leur a Adressé la Parole, et ce depuis La Quinzaine d'années que

Cette Agence Existe...

Ils Ont déjà Réussi à En Recontrer Quelques-uns, mais Leur Intentions ne

s'étaient Pas Révélées très Pacifiques...

Ils Travaillent en relation Avec la NASA, chargée de Leur Transmettre

Coordonnées et Autres Informations essentielles à Leur Boulot.

Casey Tucker, Vince Steen, John McNeill & Lili Osborne sont L'ELITE de cette Agence...

Ils sont L'Avenir du Monde...

Suivez Leur Histoire...
Suivez Les...
Suivez La Bataille, qui Pourra causer la Perte de L'Humanité...
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PREPAREZ VOUS POUR UN VOYAGE DANS LE FUTURE, UN VOYAGE BEAUCOUP PLUS PROCHE QUE CE QUE VOUS AURIEZ PU IMAGINER...

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# Posté le lundi 16 juin 2008 05:41

Modifié le lundi 16 juin 2008 07:02

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(¯`·._.• C H A P I T R E__U N •._.·¯)

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-C'est pour aujourd'hui ou pour demain, Steen ?! Tonna Tucker, un chef d'équipe sévère terriblement sexy dans sa veste anthracite.

Vince aurait été ravi de lui rétorquer ''pour demain'', mais il se retint – par instinct de survie, semblait-il –. Il baissa la tête d'un air coupable, et se remit à taper frénétiquement sur les touches sensitives de son clavier virtuel. Il jetta un regard discret en direction de sa collègue, et constata sans grand étonnement que celle-ci était encore en train de baver sur son supérieur. '' Ca doit être typique des cyborgs '' pensa-t-il. Cyborg... Pour tout dire, l'agent Osborne n'était pas ce que l'on pouvait qualifier d' '' humain''. C'était même tout le contraire. Et pourtant, Dieu sait que la couleur de sa peau était on ne peut plus normale. Mais sa peau, même si elle ressemblait à de la vrai, n'était qu'alliage de teflon et de latex, ce qui n'enlevait rien à sa beauté. Son corps était taillé dans un morceau de métal, mais ses formes n'avaient à envier au plus beau mannequin du monde. Elle se mouvait avec grâce et élégance, bien que son pas était légèrement mécanique. Quiconque l'eut croisé dans la rue n'aurait su dire avec certitude de quel type elle était. Sa démarche était un peu raide, sans doutes à cause de ses articulations en tungstène et aluminium. Ses cheveux, fabriqués de nylon modifié noir de jais, tombaient en sensuelle cascade sur ses épaules. Son sourire rayonnait, quoiqu'un peu crispé, et lui donnait un air jovial et rassurant. Ceci contrastait étrangement avec ses yeux, gris et froid, où ne perçait que sévérité et assurance. C'est peut-être pour ça qu'elle était tombée raide dingue de son patron. Ils se ressemblaient tellement que Vince en avait conclut que Tucker se devait d'être un cyborg lui aussi. Avant de travailler ici, Lili ne savait pas ce qu' ''aimer'' voulait dire. Elle n'avait eut aucune expérience de la vie avant ce boulot, et Tucker lui avait appris des choses, beaucoup de choses. Mais aucune ayant rapport avec ce sentiment étrange, qui lui nouait quelque chose à l'intérieur et qui faisait tourbillonné ses neurones. Elle ne savait pas comment s'y prendre, et avait vainement demander de l'aide à Vince, ce qui c'était révélé bien inutile. Il ne lui avait parler que de ses multiples conquêtes, et n'avait rien appris de bien intéressant, si ce n'est que les humains avait tendance à ne rester amoureux qu'une semaine ou deux. Elle devrait bien y arriver pourtant, avec une intelligence comme la sienne ! Son cerveau avait été spécialement conçu par un institut secret des Etats-Unis, expert en intelligence artificielle. En fait, son cerveau n'en est pas vraiment un. C'est une puce, comme une carte mère d'ordinateur, qui enregistre les informations au fur et à mesure qu'elle lui parviennent. Cette puce à une capacité de stockage casi illimité, et permet également de lui faire ressentir des émotions, telles que la joie, la tristesse, la peur et l'amour, sentimen qui reste encore assez vague pour Lili. Ce sont justement ses capacités étonnantes qui lui ont permis de se trouver ce job. Après avoir passé une batterie de tests plus loufoques les uns que les autres, elle avait atteri là, comme un cheveux sur la soupe. Heureusement que ses collègues l'avaient plutôt bien accepté, et l'avaient accueillie à bras ouvert – enfin presque, parce que Vince perdait son statut de ''chouchou'' du boss –. Lili s'était même fait une amie un scientifique bizarre aux multiples tatouages, qui adorait le surnaturel et les aliens. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle exerçait ce métier... Elle s'était aussi tout de suite entendu avec John McNeill, un jeune scientifique lui aussi, mais qui s'occupait plutôt de l'informatique et de l'électronique. Il lui arrivait même de reprogrammer le corps de sa collègue de temps en temps, ce qui n'était pas pour lui déplaire... Un voix forte interrompit Lili dans ses réflexions et la fit sursauter.

-Je vais chercher du café ! Claironna Vincenzo. Qui en veux ? Ho, tu préférerais peut-être un verre d'huile ? Nargua-t-il en direction de Lili.
-C'est fou ce que tu peux être marrant, Steen ! Tu sais très bien que je n'ai rien besoin de tout ça ! Tout ce que ça me ferais, c'est me faire rouiller de l'intérieur !
-Ho, tu t'améliore, en niveau sarcasmes ! Bravo !
-Steen ! Gronda Tucker. Ce café, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
-J'y vais patron !

# Posté le lundi 16 juin 2008 07:32

Modifié le lundi 16 juin 2008 14:53

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Vince s'éclipsa sous le regard noir de son patron sans demander son reste. Tucker secoua la tête avec un soupir avant de se diriger vers son agent. Il frissonna quand il lui prit l'épaule. Décidément, il ne se ferait jamais à la sensation de cette peau glacée. C'était trop bizarre... Trop... Inhumain. Il se ressaisit et la rassura :

-Ne prête pas attention à ce que dit Steen. C'est dans sa nature d'être comme ça.
-Oui. Mais moi, c'est quoi ma nature ? J'aimerais être comme vous tous ! Mais moi je suis... Une machine. Je suis quasi immortelle. Tous ces bouts de métal, que vous appelez 'munitions', ça ne me fait rien, alors que vous ça peu vous tuer ! J'aimerais être 'normale' !
-Mais tu es normale ! Tu n'es juste pas faite en chair et en os ! Sinon, tu es comme nous ! Ne te mine pas avec ça ! Tu es parfaite comme tu es ! Et tu es aussi belle que certaine femme d'ici, voir plus !
-Alors pourquoi je peux pas mettre de nom sur ce que je ressens ? Comme elles ?
-Je peux t'aider, si tu veux ! Qu'est-ce que tu ressens en ce moment, par exemple ?
-Là... Quelque chose de bizarre... Un mélange de bien et de mal. Ça me fait mal au ventre, mais en même temps ça me fait du bien. Ça me fait frémir mes canaux. J'en ai bien parlé à Steen, mais j'ai pas compris ce qu'il m'a expliqué. Il m'a parlé des filles qu'il voit le week-end. Je sais plus comment il a appelé ça... Mais il m'a dit que c'était pas bien de le ressentir, parce qu'il fallait que la personne pour qui on éprouve ça ressente la même chose... C'est bien trop compliqué pour moi tout ça... Tu sais ce que c'est ?
-Je... Heu... Est-ce que tu sais pour qui tu éprouve ça ?
-Bah oui. Je crois que c'est pour toi. C'est mal ? M'en veux pas, je sais pas ce que ça signifie de ressentir ça.
-Non, ce n'est pas mal. C'est même quelque chose de très bien. Ça prouve que tu as du respect envers moi, et que tu m'apprécie. Et, est-ce que tu ressens la même chose pour Steen ?
-Oui... Enfin presque. C'est pas tout à fait la même chose. C'est comme avec Carrie.
-Ha... Alors je vais te dire qu'est-ce que c'est. Tu vois, pour Carrie et Steen ce que tu ressens, c'est de l'amitié.
-Ha oui ! C'est pour ça que Carrie m'a dit que j'étais sa meilleure amie.
-Oui. En revanche, ce que tu éprouve pour moi, ce n'est pas de l'amitié. Ça s'appelle l'a... L'a...
-C'est difficile à prononcer ? C'est un mot compliqué ?
-Non... Ca s'appelle l'amour, Lili.
-Vraiment ? Et toi, est ce que tu as de l'amour pour moi ?

Tucker déglutit avec difficulté. Ça, c'était la question piège qu'il voulait absolument éviter. Devait-il lui répondre franchement, au risque de passer pour un fou ? Ou bien tout renier, et lui briser le c½ur, et le sien par la même occasion ? Le deuxième solution lui paraissait plus plausible. Il n'y avait bien que lui pour tomber amoureux d'un cyborg ! Il s'était encore mis dans un sacré pétrin ! Qu'est-ce qu'ils allaient dire, tous, s'il se mettait à sortir avec une machine ? Ho, et puis au diable les autres ! Il faisait ce qui lui chantait, et c'est tout ! Il se résigna, et lui adressa un faible sourire avant de lui dire :

-Bien sûr que je ressens de l'amour pour toi. Tu dois me trouver idiot...
-Non. Tiens, c'est bizarre, j'ai plus mal au ventre...

Tucker esquissa un sourire et lui attrapa tendrement sa main. Lili baissa les yeux, et son regard se porta sur la main de son patron qui avait emprisonné ses doigts. Elle fronça les sourcils et demanda :

-C'est ça qu'on fait quand on est amoureux ?
-Hmm. Et tu sais ce qu'on fait d'autre ?
-Je crois. J'ai vu ça à la télé. Mais je sais pas comment faire...
-Je vais te montrer...

Il caressa tendrement le visage de son agent, et plongea son regard dans le sien. Sa joue était tout aussi glacée que sa main, et était parcourue par une légère vibration, due au fonctionnement intérieur de sa machinerie. Ses yeux gris restaient de glace, et n'exprimait rien de ce qu'elle ressentait au fond d'elle même. Mais elle savait que ce qui allait se passer lui ferait du bien. Elle en avait la certitude. Elle vit Tucker se rapprocher lentement, une flamme brillant au fond de ses prunelles. Tout se passait exactement comme dans le film qu'elle avait vu l'autre soir... C'était sans compter sur Steen, qui sortit de l'ascenseur tonnant :

-Ton café est servi, patron ! Oops, je dérange, se reprit-il en les voyant dans cette position.
-Non, Vince. C'est juste que Tucker allait me montrer comment on...
-Comment on s'embrasse ? Ma pauvre, tu es bien arriérée décidément. Allez, vas-y patron ! Montre nous ton savoir-faire !

Tucker lui jeta un regard noir, en lui faisant comprendre qu'il le paierait cher, et reporta son attention sur Lili. ''Fais-le'', se dit-il intérieurement. ''Allez, elle n'attend que ça. Dépêche-toi !''. Son c½ur accéléra l'allure, et il se pencha encore un peu plus vers le visage de son agent. Enfin, ses lèvres rencontrèrent les siennes. Cela lui fit une espèce d'électrochoc, qui le cloua sur place. Une vague de courant le traversa, et tous ses muscles se crispèrent. C'était comme si il avait touché une pile avec la langue, avec une intensité vingt fois supérieure. Mais bizarrement, ça ne lui faisait pas mal. Une étrange sensation de bien-être envahi son corps tout entier, et il se laissa submerger par les émotions. Il aurait parier que cette onde d'électricité était envoyé par Lili elle-même, pour lui faire comprendre ce qu'elle ressentait au fond d'elle-même. Il passa sa main derrière sa nuque, et la colla un peu plus contre lui. Son corps dur et froid contre celui tendre et chaud de son patron lui donnait l'impression de plonger en lui. Leurs lèvres se séparèrent enfin avec un étrange bruit de succion, et Tucker laissa échapper ce qui ressemblait de très près a un ''wahou !''. Lili lui adressa un large sourire avant de lui dire :

-Merci ! Maintenant je sais comment on fait ! Je descends voir Carrie !

Lili se releva dans un bon et repartit vers l'ascenseur, et Tucker resta cloué sur place, abasourdi, sous le regard hilare de Vincenzo. C'était donc tout ce que ça lui faisait ? Lui, il venait de redécouvrir des sensations oubliées depuis longtemps, et même de se rendre compte ce que ça faisait d'embrasser un cyborg, et elle, elle trouvait ça des plus normal, et partait raconter la nouvelle à tout le monde ! Il se tourna vers son agent, surpris, et bafouilla :

-Que... Où... Qu'est-ce que... ?
-Tu veux mon avis, patron ? Embrasser un cyborg, c'est perdre ses facultés mentales. Ha, et je suppose que tu lui a dit qu'on faisait ça quand on aimait la personne ? Je te signale qu'elle est partie voir Carrie. Ça promet !
-Merde ! T'as raison !

Tucker se releva à son tour et courut jusqu'à l'ascenseur. Quand il pénétra dans le labo de sa scientifique, il comprit que Vince avait vu juste. Lili avait les sourcils froncer, et n'avait pas l'air de comprendre pourquoi Carrie riait aux éclats. Elle se tourna vers Tucker et demanda :

-Mais pourquoi elle rigole ? C'est ce que tu m'as dit de faire pourtant, non ?
-Oui, mais il ne faut pas le faire quand on est juste ami !
-Ha bon ! Ho, désolée, Carrie, je savais pas... Je croyais que...
-C'est pas grave poulette ! Essaye juste d'être un peu moins... Directe, la prochaine fois ! Dis-moi, Tucker, tu lui a enseigné la pratique ou la théorie ?
-La pratique ! Et elle est douée, crois-moi !
-Ca oui, je te crois ! Elle embrasse mieux que Max ! Et vas-tu lui enseigner des cours d'éducation se...
-Pas maintenant, Carrie ! On verra ça après ! Je sais même pas comment... Elle est faite !
-Je peux te montrer, si tu veux ! intervint Lili.
-Quoi !?! s'insurgea Tucker.
-Bah oui ! Tu sais, je ressemble pas aux filles des films de Vince !
-Je... heu... Tu n'es pas très pudique, tu sais ça ?
-Non. C'est quoi pudique ?
-Laisse-tomber...
-Alors, je te montre ou pas ?
-Tu es certaine que tu ne ressemble aux filles de Vince ?
-Oui, je te promets !
-Dans ce cas... Tu as mon feu vert. Mais quand même...

Lili n'écouta pas les dernières paroles prononcées par son patron, et en deux temps trois mouvements, elle se déshabilla de haut en bas, sans rien oublié. Tucker écarquilla les yeux et Carrie resta de marbre. Lili se retourna vers eux en levant les bras, l'air contente d'elle et demanda :

-Alors ? N'avais-je pas raison ?
-Je... Je crois que c'est foutu si tu voulais avoir des enfants avec elle, Tucker, remarqua Carrie.
-Ouais, je vois ça. C'est vraiment... Bizarre... C'est... C'est...
-Gore ? Oui, je suis tout fait d'accord avec toi. C'est... Même un peu trop gore pour moi...
-C'est quoi, gore ? demanda Lili.
-Gore, ça veut dire que ton corps est... Bizarre...
-Pourquoi ?
-Je... Pourrais pas expliquer... C'est juste... Pas commun...
-Je peux retirer ma peau si ça t'arrange. Ça sera peut-être moins bizarre, non ?
-J'en sais rien ! Tu peux... Retirer ta peau ?!? percuta Tucker.
-Oui, bien sûr ! Comment je fais pour me laver sans rouiller sinon ?
-Oui, je suis bête, ironisa-t-il. Bah, essaye, au point où on en est...
-J'enlève celle de mon visage aussi ?
-Non ! Surtout pas ! J'ai déjà été assez choqué comme ça dans la journée !
-Très bien !

Lili se mit à mordre voracement son majeur droit, sous les regards horrifiés de ses collègues. Après deux bonne minutes d'effort, elle tira de toutes ses forces sur le bout de peau coincé entre ses dents , et ils virent celle de son épaule se déchiré, et glissé doucement le long de son bras. Une espèce de liquide transparent se mit à suinter de ses articulations métalliques, tandis que la peau de son avant bras s'affaissait sans bruit sur le sol, laissant son bras mécanique à la lumière du jour. Elle renouvela l'opération avec son bras gauche, puis ses jambes, et enfin son buste. Carrie s'éclipsa à la vue cette scène pour le moins étrange, pour prendre l'air, avait-elle dit. Tucker déglutit avec difficulté devant le spectacle qui s'offrait à lui. Ça dépassait les limites de l'impossible. Son corps gris de métal reflétait la lumière du labo, et la renait étrangement luisante. Toutes les jointures de ses doigts étaient comme de mini-charnières, munies d'innombrables vis. Les ligaments de ses poignets avaient été remplacés par des tuyaux d'étain articulés, et son avant-bras étaient constitué de plusieurs morceaux d'aluminium assemblés, tout comme le reste de son corps. Son cou comportait un étrange arrangement de tuyaux et d'une mini bouche d'aération à hélices. Sa poitrine était faite par une superposition de mince plaques de nickel, tout comme ses fesses. Le tout était agrémenté de nombreux boulons et vis, de fins tuyaux où passait une étrange substance liquide, visible grâce aux failles présentes un peu partout sur son corps. À la surface de cette peau métallique, on trouvait aussi des pores énormes, d'où s'échappait une espèce d'eau gluante qui coulait lentement le long de son corps pour finalement former une flaque à ses pieds. Tucker laissa couler son regard sur le corps de son agent, avant de se rendre compte que Carrie avait tort. Elle pouvait largement avoir des enfants... Restait à savoir si ça marchait d'humain à cyborg, ce dont Tucker doutait fortement. Il se rapprocha lentement de Lili, n'arrivant toujours pas à croire que c'était possible. Oh, bien sûr qu'il avait déjà vu ça, mais seulement dans des revues spécialisées commentant les nouvelles technologie. Pas en vrai... Il passa ses doigts sur l'épaule de Lili et enduit ses doigts de l'étrange substance.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il.
-Je sais pas. Peut-être à cause de la température... Voilà, maintenant tu as vu comment je suis faite ! C'est toujours gore ?
-Heu... Un peu moins maintenant que je me crois devant une sculpture du musée des technologies.
-Mais je ne suis pas qu'une statue ! T'as vu, je marche, et je peux courir ! Je peux aussi sauter et utilise mes bras !
-Oui, je vois ça !
-Alors ? T'as vu, je suis pas comme vous... Je suis 'gore', je suis pas normale, je suis bizarre...
-Arrête de dire ça, Lili. Tu me fais de la peine. Tu es belle, tu es intelligente, tu as un super caractère, et je t'aime comme tu es. Alors arrête de te faire des films et embrasse-moi au lieu de dire des bêtises.

Il se rapprocha encore un plus plus de son agent, et passa sa main derrière sa nuque, tout en l'attirant contre lui. Une espèce de chaleur humide vint s'imprégner sur sa chemise, mais il n'y pris pas garde. Il redéposa ses lèvres contre les siennes, et la même sensation que précédemment vint parcourir son corps. Jamais il ne s'y ferait... Vince les interrompit à nouveau en tonitruant :

-Y'a une mission boss ! Oh my God ! Qu'est-ce que c'est que ça ? S'exclama-t-il en voyant les lambeaux de peau à terre et le corps étrange de sa collègue.
-C'est, hum... Lili, sans vêtements ni peau, d'ailleurs...
-C'est grave ? S'inquiéta-t-il.
-Non, c'est fait exprès ! Alors, c'est quoi cette mission ?
-Code bleu, boss. OVI repéré à 26000 kilomètres de la surface. Sans doute des Jupitériens, mais ils ne sont pas sûrs. Ha, la NASA, c'est plus ce que c'était....
-Où est prévu l'atterrissage ?
-Pas très loin d'ici, selon leur calcul de trajectoire.
-Parfait. Il nous reste une marge de combien de temps ?
-Environ deux heures.
-Dans ce cas, on ferait mieux d'y aller. Heu, Lili, il faudrait que tu remettes... Ta peau, et tes vêtements, aussi.
-D'accord. Je vous rejoins en haut. Je vais demander de l'aide à Carrie pour remettre ça ! Dit-elle en brandissant un morceau de peau de son bras. A tout à l'heure !

# Posté le lundi 16 juin 2008 13:12

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[...]

-Je suis là ! S'exclama Lili en sortant de l'ascenseur. J'ai du retard parce que Carrie n'a pas voulu m'aider...
-C'est pas grave, répondit Tucker. Prenez vos FL et vos FM. On sait jamais, leurs intentions ne sont peut-être pas pacifiques, et ils auraient vite fait de nous zigouiller.
-Ok patron, répondirent ses deux agents en ch½ur.
-Et on prend la XS-99, parce que sinon on va être à la bourre. Je conduis. Des objections ?
-Non, on est partit boss !

Ils prirent donc tous trois la direction du parking, et s'enfournèrent dans l'habitacle rikiki de la voiture. Les ceintures de sécurité s'enclenchèrent automatiquement, et ils se retrouvèrent ficelés comme des saucissons. Tucker fouilla dans sa poche pour y trouver les clés, puis démarra en trombe.

-C'est quoi les coordonnées ? Demanda-t-il à Vincenzo.
-Carrie les a rentrées dans le GPS. T'as plus qu'a l'allumer.
-Je l'ai déjà allumer ! Merde, il doit y avoir un faux contact ! On est mal !
-Je vais réparer ça, intervint Lili. Laisser moi une petit minute...

Elle souleva le GPS et enfouit sa main dans l'enchevêtrement de fils électriques. Tucker écarquilla les yeux quand il vit touts les mini éclairs bleus jaillirent des doigts de sa collègue. Elle coupa un des fils et rétablit le contact entre toutes les connexions. Le GPS se ralluma avec un petit 'bip', et les coordonnées s'inscrivirent immédiatement sur l'écran.

-Cool ! fit Steen. Tu pourras réparer ma télé ?
-On est en mission, Steen ! Ta télé cassée n'est pas la priorité !
-Oui, bien sûr ! Alors appuie sur le champignon, boss ! On est en retard, on n'a plus qu'une heure !

Tucker ne se fit pas prier, et accéléra tellement qu'ils se retrouvèrent à plus de 210 kilomètres heure dans les rues de Washington. Steen ferma les yeux, en priant de tout son c½ur pour qu'ils ne rencontrent pas d'autres voitures. Tucker concentrait tout son attention sur la route, et était tellement crispé sur son volant que ses jointures blanchirent à vue d'½il. Lili, elle, regardait à travers la vitre et s'exclamait de temps en temps :

-Tiens, je savais pas qu'il y avait un restaurant ici !

Comment elle arrivait à reconnaître les magasins, personne n'aurait été capable de le dire. À la vitesse où ça défilait, seul le cerveau d'un cyborg en aurait été capable. De toute façon, rien ne pouvait plus impressionné Tucker. Il en avait trop vu dans sa journée pour se soucier de ça. Arrivé sur les petites routes de campagne, il accéléra encore un peu, et leur vitesse de pointe atteignit les 260 kilomètres heure. Steen se mit à aduler tous les Dieux possibles du monde entier, Tucker était plus crispé que jamais et Lili se renfonça dans son siège, trouvant le paysage du dehors un peu trop monotone. Enfin, après plus d'une demi-heure de route, le GPS émit une série de 'bip' consécutifs, leur prouvant qu'ils étaient arrivé à destination. Tucker coupa le contact et s'extirpa avec difficulté de l'habitacle, suivit de près par ses deux agents. L'endroit était parfait pour un atterrissage d'Aliens Il était très dégagé, ce qui laissait la place à un quelconque vaisseau pour apponter, mais en même temps éloigné de toutes civilisations. Tucker s'adossa à le voiture et soupira :

-On a plus qu'à attendre...
-Qu'est-ce qu'on peut faire en attendant ? Demanda Lili.
-Je ne sais pas. Pas grand chose... Steen, dit à McNeill de se ramener, j'ai une mauvaise impression. Dis-lui d'arriver le plus vite possible.
-Ok boss ! Répondit Vince en appuyant sur sa tempe.

Il serra brièvement sa mâchoire, avant de commencer à parler tout seul.

-Le boss veut que tu te ramène, McNouille. Pas de discussion, tu viens, et le plus vite possible ! Non ! Maintenant !

Il rappuya furieusement sur sa tempe avant de se tourner vers son patron.

-Il faudra le dresser ! Il ne fait que discuter les ordres !
-Bah, c'est un bleu ! Il a pas autant d'expérience que toi, et ce qu'on lui demande c'est parfois dur.
-Oui, mais quand même ! Un peu de respect serait le bienvenue !
-Laisse tomber, Steen. Je lui expliquerais.

Vincenzo soupira et se laissa glisser le long de la carrosserie. Lili se rapprocha de Tucker, et lui demanda comme si elle continuait la conversation :

-Est-ce que je peux t'embrasser ?
-Quoi ? Fit Tucker, surpris. Oui, bien sûr, si ça te chante. Mais je vais t'expliquer un truc. Ce ne sont pas des choses qui se demandent, d'accord ? Si tu en as envie, tu le fais !
-D'accord ! Je croyait que y'avait un nombre de fois a respecter.
-Non, bien sûr que non.
-Dans ce cas...

Elle se rapprocha encore un peu et le piégea en passant un bras de chaque côtés de sa tête et plaqua ses mains contre la voiture. Tucker déglutit avec difficulté quand il entendit la carrosserie plier sous le poids de Lili. Si jamais il se faisait écrasé, il était bon pour l'hosto ! Certes, elle était mince, mais elle pesait quand même son poids ! Un mètre soixante-dix de métal pur, c'est pas si léger que ça. En plus elle avait de la force ! Il arrêta de penser quand ses lèvres rencontrèrent celles de Lili pour la troisième fois de la journée. Cette sensation lui faisait perdre la tête ! Son esprit perdait toute cohérence, et il n'arrivait plus à réfléchir. Tout ce qu'il voulait, c'était que ça dure pour toujours. Ce bien-être surréaliste lui faisait perdre tout contrôle. Il inversa les rôles, et la plaqua à son tour contre la portière arrière. La vitre se brisa, répandant des débris un peu partout autour d'eux. Lili tomba en arrière sur la banquette, et entraîna Tucker dans sa chute. Il retomba lourdement sur elle, mais cela ne freina en rien son ardeur. Il continua à l'embrasser comme un fou, laissant ses mains se ballader généreusement sur son corps froid. Lili sentit son corps réagir instinctivement, les battements de son c½ur artificiel augmentèrent progressivement le rythme, les hélices de son cou se mirent à tourner à une vitesse affolante et la même eau gluante se mit à suinter de son corps. Tucker, loin d'y être indifférent, entreprit de défaire un à un les boutons du chemisier de son agent, tandis que Lili, muée par une espèce d'instinct bestial, faisait tinter avec conviction la ceinture de son patron. Tucker grogna de frustration quand Steen les interrompit, apparemment inquiet :

-Heu, c'est pas que je voudrais gâcher ce moment, mais on a de la visite ! Et soit ils sont des centaines, soit ils sont énormes ! Ça va être chaud !
-Hein ? Fit Tucker en se relevant. Merde ! Lili, prépare-toi ! Ils arrivent !


# Posté le lundi 16 juin 2008 13:18

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Le ciel venait de s'obscurcir de moitié, plongeant l'immense clairière dans la pénombre. Un énorme vaisseau venait d'apparaître, tournoyant comme une toupie folle. Il arrivait à une telle vitesse que Tucker n'aurait pas été étonné s'il s'était écrasé sur le sol. De multiples lampes positionnées sur le pourtour de la coque du vaisseau émettaient des lumières aux tons criards, et éclairaient l'herbe de nombreuses couleurs. Un bruit assomant accompagnait les mouvements de l'étrange machine, un sifflement perçant qui faisait terriblement mal aux oreilles. Le vaisseau brassait l'air, et faisait souffler un vent des plus impressionnant. Tucker et Steen plongèrent dans l'herbe pour ne pas s'envoler, et plaquèrent leurs mains sur leur oreilles pour se protéger les tympans. Lili regardait les Aliens atterrir, comme s'il s'agissait d'un spectacle de première classe aux effets spéciaux hallucinants. Elle semblait insensible au bruit et aux puissants remous de l'air. Elle vit quatre pieds gigantesques jaillir du dessous de la coque, et la vaisseau se posa tout en douceur sur le sol étrangement déséché depuis l'apparition du monstre. Elle ouvrit grand les yeux et resta bouche bée, quand une immense porte s'ouvrit juste devant elle, avec un léger bruit de soupape. Elle recula de quelques pas et appela Tucker, effrayée :

-Tuck... Tucker... Qu'est-ce que je fais ? J'ai peur...
-Reste pas là, Lili ! Hurla-t-il. Vas-t'en ! C'est dangereux ! Steen, avec moi, on va voir s'ils nous en veulent ou pas !

Tucker se releva vivement, suivit de très près par Vince, qui avait dégainé son FL. Ils se rapprochèrent lentement, arme à la main, avec une très grande prudence. Ce qu'ils virent ensuite leur coupa le souffle. Une énorme créature rose, d'au moins sept mètres de hauteur, venait d'apparaître, tel un chewing-gum géant pouvant se mouvoir. Elle était muni d'un nombre impressionant de tentacules, et se déplaçait sur quatre énormes ventouses, qui dégageait une espèce de vapeur jaunâtre malodorante. Ce monstre n'avait pas de cou, mais on distinguait tout de même la tête du reste de son corps. Elle était muni d'une bouche démesurée, où l'on pouvait apercevoir quatre grandes rangées de dents pointues et acérées. De minces filets de bave brunâtre s'écoulait lentement de sa bouche, et sa langue gigantesque pendait lamentablement entre ses lèvres. Ses yeux verts et globuleux ressortait comme un jaune d'½uf cru posé sur le blanc. Sa bedaine colossale n'avait d'égale que la taille impressionante de son crâne. Son corps était recouvert de pustules verts, et sa peau avait l'air légèrement humide. Tucker s'arracha de la vue de ce monstre pour se tourner vers Vince :

-Il me semble que les Jupitériens sont un peu plus petits que ça, non ?
-Je crois aussi... On est mal, boss ! Deux contre un, on est mort !
-Dis pas ça ! Ça se trouve, ils sont pas là pour nous tuer !
-Tu trouve qu'ils ont une tête à coopérer avec nous ? Pas moi !
-Ce qui est sûr, c'est qu'ils arrivent ! Alors il va bien falloir trouve quelque chose à faire ! J'espère que McNeill amènera des troupes avec lui ! Lance un signal d'alerte à Carrie ! On sait jamais ! Wooow !

Tucker roula de plusieurs mètres sur le côté, tandis que Steen contrait en tirant plusieurs fois de suite sur l'Alien. Celui-ci venait d'abattre un de ses tentacules à quelques centimètres de l'endroit où de trouvait Tucker juste avant. Sauf qu'il n'avait pas l'air d'apprécier qu'on lui tire dessus. Il poussa un long cri strident en agitant ses tentacules dans tous les sens. Steen partit se réfugier derrière la voiture, tandis qui Tucker s'enfouissait dans l'herbe haute pour se cacher. Mais il fallait croire que la créature avait un odorat très développé, car elle n'eut aucun mal à trouver sa cachette. Tucker sentit un tentacule s'enrouler autour de sa taille, et il fut soulever comme une poupée de chiffon par le monstre. Cela le serrait tellement fort qu'il se mit à suffoquer, et il dégaina avec difficulté son FM, car il avait semer son autre arme en route. Il tira trois fois dans le tentacule qui le retenait prisonnier, mais il fallait croire que la peau de la bête était un amoncellement de couche de cuir. Tout ce que ça fit, c'est l'énerver encore plus. Le soit-disant Jupitérien le porta lentement à sa bouche, et Tucker hurla de terreur quand il vit le profond néant du gosier de la bête. Lili, rester depuis tout ce temps cachée derrière la voiture, sortit de sa cachette, avec un regard que personne ne lui avait encore jamais connu. Ses sourcils était tellement froncé qu'ils ne formaient plus qu'une seule et même ligne. Ses prunelles, habituellement grises, s'étaient transformées en un noir profond, et ses poings se serrèrent avec force. Elle retira tout ses vêtements, plus par automatisme que par réflexion, et sa peau tomba d'elle-même. Steen n'essaya même pas de la retenir, elle avait trop l'air furieuse. Son bras droit se crispa, et la tension de ses muscles augmenta progressivement. Elle ferma les yeux, et avait l'air de concentrer toute son attention sur ce bras. Vince vit avec horreur l'avant-bras de sa collègues s'ouvrir de lui-même, et une longue lame recourbée d'un gris acier étincelant apparue. Steen était abasourdi et n'en croyait pas ses yeux. Comment était-ce possible ? Non, il devait être en train de rêver... Lili courba le dos, et se pencha en avant, avant de se mettre à courir à une vitesse phénoménale vers l'Alien. Elle courait, elle courait, de plus en plus vite. Puis, d'un bond, elle sauta sur l'Alien en brandissant son bras, et par la même occasion son arme. D'un coup sec, elle coupa le tentacule du monstre qui retenait Tucker prisonnier. Le tentacule tomba lourdement au sol, et continua à se tortiller, jusqu'à ce que Tucker l'achève de trois ou quatre balles. Lili redescendit avec douceur et se pencha vers lui. Elle posa deux doigt sur ses lèvres et lui murmura d'une voix grave et métallique :

-Toi, vas-t'en. Pars avec Steen. Je vais m'en occuper... Dépêche-toi. C'est un ordre, Tucker ! Courez !

Tucker déglutit avec difficulté, mais ne chercha pas à la contredire. Il l'avait vu dans son regard. Ce n'était pas la même Lili. Ce n'était pas la Lili naïve et peu sûre d'elle de tout à l'heure. Elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait, et elle ne se laisserait pas faire. Elle s'était transformée en une combattante redoutable, presque méchante et hargneuse. Il se releva précipitamment et hurla après son agent :

-Dans la voiture, Steen, vite !
-Mais...
-Ne discute pas ! J'ai confiance en elle !

# Posté le lundi 16 juin 2008 13:24